vendredi 23 février 2018

article de Nathan


L'immigration de ma mère 


Bonjour a tous, aujourd'hui je vais vous présenter l immigration de ma maman, Naima qui a aujourd'hui 36 ans.

Elle a immigré du Maroc vers l Espagne. nous allons voir comment elle a vécu ce grand changement. 

           

En quelle année as-tu immigré ?
En 2000 
Quel âge avais-tu ?
J'avais 19 ans
Pourquoi as-tu immigré ? 
J'ai immigré pour le travail car au Maroc je n'en trouvais pas.
Est-ce que c'est dur de quitter son pays de naissance ?
Oui car mon enfance je l'ai passée là-bas
Quelle était la réaction de ta famille quand tu leur as annoncé que tu voulais immigré ? 
Mon père ne voulait pas que je parte mais ma mère, elle, le voulait pour que je vive mieux
Tu te sentais comment en Espagne ?
Je me sentais bien.
Est-ce que t'as trouvé directement du travail une fois arrivée là-bas ?
Je suis restée pendant une semaine sans travail, après j'ai trouvé.
Qui t'a accueilli une fois arrivée là-bas ?
Ma sœur et son mari. 

mardi 20 février 2018

Etre afro-belge

Être afro en Belgique n'est pas forcement un désavantage en fin de compte.
Si on me demandait aujourd'hui , si être afro belge c'est une race potentielle ,je répondrais que non mais que chacune de ces deux composantes fait partie de moi et que je suis même fière de mes identités multiples, et de  ce qu'elles me font devenir.
Néanmoins je constate qu'aujourd'hui, nous les femmes afro, faisons souvent face à des comportements qui mêlent racisme et sexisme. Nous subissons une double oppression.
Tout d'abord nous subissons la discrimination raciale, les inégalité de traitement mais également le sexisme.
Je vous propose d'observer les images ci-dessous:
1ère image: ici vous pouvez observer que plus d'un afro belge sur 2 a un emploi inferieur  à son niveau d'education  et que le taux de chomage est 3 à 4 fois supérieur dans cette partie de la population


















2ème image: ici vous pouvez observer qu' en France les femmes sont plus diplomées et plus scolarisées que les hommes et pourtant elles subissent un taux de chomage plus élevé un taux d'activité moindre et des revenus plus faibles

3ème image: ici vous pouvez observer que  les femmes subissent des risques de pauvretés, violence conjugales, mariage forcé ²















Etre une femme afro en Belgique en 2018 c'est subir le cumul de ces différentes discriminations.
Il y a également une invisibilisation de nos spécificités physiques qui nous oblige à ne pas fréquenter les grandes enseignes qui gomment et ignorent les spécificités afro.
Je vous explique: si vous voulez vous acheter un maquillage vous allez vous rendre dans n'importe quelle grande surface qui vous proposera une large palette adaptée a votre peau blanche/rose/beige, l'accès à des soins cosmétiques adapté est très compliqué pour nous.
Il n'y a pas de fond de teint adapté à notre couleur de peau en grande surface et pour les soins de nos cheveux nous sommes obligée d'aller dans des magasins spécifiques.
Dans les écoles de coiffures, on n'enseigne pas à coiffer les cheveux crépus et les techniques afro ce qui nous oblige, là encore, à aller chez des coiffeurs spécifiques.

Quand nous sommes petite fille nous subissons comme toutes les autres petites filles la loi de la maigreur et de la perfection des poupées et autres princesses selon des codes esthétiques qui sont inatteignables pour toutes mais qui en plus pour nous induise dans notre inconscient que les princesses, les héroïnes, celles qu'on aime et qui sont belles, sont blanches...jamais noires...
Moi  aujourd'hui, quand je vois des petites filles blacks, préféré des poupées blondes à des poupées blacks, ca ne m'étonne pas, vu que la femme parfaite est représenté comme blonde au yeux bleu à leurs yeux à tous.
Nous, la 2ème génération de belgo-congolais, nous nous sentons moins perçus comme étrangers et notre sentiment d'appartenance à la Belgique est plus fort.
Cela est, selon moi, du à notre niveau d'éducation élevé et notre double culture.

article de Nisri


 Moi, je ne suis pas née en Belgique mais en Espagne le..........
J'ai vécu toute ma vie à Reus une ville en Catalogne (prés de Barcelone ) jusqu'à mes 11 ans et demi.

On devait quitter l'Espagne pour rejoindre mon pére car il travaillait en Belgique depuis 3 ans.
On ne le voyait que très peu pendant l'année.
Je ne voulais pas aller en Belgique parce que je ne voulais pas quitter l'endroit où j'avais vécu toute ma vie pour un autre dont je ne connaissais ni les rues ni la langue.
Je me suis opposée  à mes parents, je leur ai fait des promesses comme celle d'avoir la meilleure note en classe ou que j'allais avoir un comportement exemplaire , qu'ils n'allait jamais me faire une seule remarque et j'ai pleuré .
Mais hélas, ils avaient déjà pris leurs décision.
Je n'avais plus le choix, il fallait tout quitter .
Ca fait maintenant  4 ans que je vis à Bruxelles , j'ai des amis , je connais Bruxelles et je sais parler en français.

article de Ayman

Je vis à Bruxelles, cette image représente l'Atomium que j'ai vu dés que je suis arrivé en Belgique
je suis née à Barcelone le 22 juillet 2003, cette image représente la cathédrale de Barcelone c'est le monument le plus majestueux de la ville



Ici, c'est une représentation de moi enfant dans les bras d'une lune jeune
Ici la lune est vieille et triste car elle ne doit plus me porter, je suis responsable de moi-même


L'histoire d'Aïssatou et d'Alpha

Bonjour à tous,
j'ai décidé de vous parler de ma tante Aïssatou. elle est née en côte d'Ivoire en 1981
Elle y a passé son enfance.
Lorsqu'elle a eu 20  ans elle a rencontré  Alpha qui venait en vacances en côte d'Ivoire.
Alpha était Guinéen.
Ils sont tombé amoureux et un jour Alpha à été demandé sa main à son père.
Sa famille voulait que le mariage ai lieu en Guinée, ce qui se passa quelques mois plus tard.
Très rapidement le jeune couple décida d'immigrer en Belgique pour commencer une vie meilleure.

Fatoumata: En quelle année êtes-vous venu en Belgique?
Aïssatou: en 2002.

Fatoumata: Pourquoi avez-vous quitté votre pays natal?
Aïssatou: Car j'étais mariée et je devais venir en Belgique pour commencer une meilleure vie.

Fatoumata: Comment vous sentiez-vous en arrivant en Belgique?
Aïssatou: Je me sentais très seule, puis j'ai rencontré la famille de mon mari.

 Fatoumata: Comment êtes-vous venu en Belgique?
Aïssatou: Par regroupement familiale.

De Tanger à Jette

Mon père est né à Tanger en 1957. En 1995, il a rencontré une femme qui vivait en Belgique. Il lui a demandé sa main et après leur mar...